Lancée à Brignoles, dans le Var, il y a trois ans, par Thierry Gras, l’association «Coiffeurs justes» réceptionne les cheveux, en vue de les réutiliser dans des filtres à hydrocarbure. «Il faut imaginer qu’avec ses écailles, le cheveu est comme une pomme de pin ouverte qui va bloquer les hydrocarbures», explique à Ouest-France Thomas Hervouet, coiffeur à Cholet, qui vient d’entrer dans le circuit.
Son premier objectif : remplir son premier sac de 2 kg avant de l’envoyer dans le Var, où les cheveux ainsi récupérés seront valorisés, ce qui représente environ 230 coupes. Petite contribution du client : le tarif comprend une éco-participation de 0,10 euro. «C’est une façon d’intégrer le client et de le sensibiliser. Le fait de l’inclure dans le prix m’oblige à l’expliquer, et donc à aborder le sujet», poursuit le jeune professionnel.
De son côté, Thierry Gras précise que, dans un premier temps, les filtres seront placés «dans des canaux de zones industrielles pour filtrer les eaux d’écoulement», rapporte Ouest-France. Selon lui, d’autres utilisations du cheveu sont envisageables. Exemples : il peut aussi être recyclé pour fertiliser le sol (engrais naturel), renforcer le béton, isoler, voire diminuer l’usage du plastique dans la fibre de verre, grand pollueur des océans.