La profession ne semble pas souffrir pas d'un manque d'intérêt à Issoire. Au contraire, l'offre y est même devenue pléthorique. «Trente salons de coiffure et quatre installations à domicile sont présents dans la cité Saint-Austremoine, qui compte environ 15 000 habitants», relève La Montagne, ce qui fait un établissement pour 500 issoiriens, soit «le double de la moyenne nationale, qui recense un salon pour 1 000 habitants».
Pas sûr que la demande suive, le client ayant désormais l’embarras du choix. Alors que la coiffure reste un secteur très atomisé avec 90% d'indépendants, auxquels s’ajoutent depuis quelques années des professionnels à domicile de plus en plus nombreux, certains élus d’Issoire commencent à s’interroger sur ces nouvelles implantations.
Valoriser le brevet professionnel
«Il faut prioriser les reprises de salons pour ne pas déstabiliser la zone de chalandise», prévient Martine Varischetti, adjointe en charge du commerce et de l’artisanat et ancienne vice-présidente de la fédération nationale de la coiffure, citée par La Montagne. Le risque est clair pour tout le monde : la chute du chiffre d’affaires…
Pour cela, l’élue compte sur le maintien de l’obligation de l’obtention du brevet professionnel pour l’installation d’un coiffeur, qu’Emmanuel Macron, alors à Bercy, voulait remettre en cause en 2015. Mais la concurrence ne s’arrête pas à Issoire. Selon La Montagne, certains bourgs proches de la commune commencent aussi à accueillir des instituts spécialisés, qui lorgnent sur la clientèle issoirienne...