Victime de son succès, Sarah Hamizi avait joué l’Arlésienne depuis deux ans. Première femme barbier de l’Hexagone, elle a lancé son salon en 2000. Aujourd’hui, elle en possède quatre à Paris et un espace à l’hôtel Crillon. Et les ouvertures s’enchaînent. La barbière vient d’inaugurer deux corners : le premier, au très chic Hacket London, le second, à la Maison Lutetia, une clinique parisienne spécialisée dans la greffe capillaire et la barbe.
L’agenda ne désemplit pas. Deux nouveaux lieux sont prévus cet automne à Paris : au Pullman Bercy et à l’espace Acqua di Parma. Sans compter le déploiement à l’international en fin d’année, une ligne de produits dédiée et la création d’un organisme de formation. Un développement au pas de charge qui l’oblige à étoffer son équipe avec une vingtaine de recrutements supplémentaires.

« Devenir barbier ne se fait pas en un jour »
Son retour au MCB, après deux années d’absence, ne risque donc pas de passer inaperçu. Pour celle qui a toujours estimé que le métier de barbier relevait de l’art, il était tout naturel de mettre en scène son savoir-faire. «Phénomènes», le show atypique qu’elle va présenter au salon, se découpe en quatre tableaux : « Femmes à barbe », «Métamorphoses», qui joue le jeu des extensions, «Gentlemen» et «Black&White», qui exacerbe les contrastes. Le final, réalisé par Sarah en personne, proposera une métamorphose spectaculaire.
Au-delà de la prouesse visuelle, la barbière entend bien promouvoir la formation. «Devenir barbier ne se fait pas en un jour : gestes précis, techniques pointues, c’est tout un savoir à acquérir», précise-t-elle. Le métier n’étant plus enseigné dans les écoles, elle a fondé une académie pour former, non seulement ses propres équipes, mais aussi les professionnels en quête de perfectionnement. Son rêve ? Voir revenir un jour un vrai diplôme de barbier. A bon entendeur…