Des postes non pourvus existent dans la coiffure. Et ils sont loin d’être exceptionnels. Les salons multiplient les appels, mais les candidats se font rares. Pis, ils ne se présentent jamais, comme l’explique au quotidien régional Virginie Chastel, gérante de Shampoo Expert, dans le centre-ville de Laval. Une situation qui s’éternise depuis août 2019.
«Ce ne sont même pas des gens qui viennent et qui repartent parce qu’ils ne se plaisent pas ici. C’est juste que je ne reçois aucun CV», s’inquiète la jeune femme, qui propose pourtant un vrai CDI, pas un contrat précaire. A l’approche des fêtes de fin d’année, la pression monte. Les trois coiffeuses du salon risquent de refuser des clients par manque de personnel.
Des solutions, la gérante n’en voit pas pour l’instant. A Pôle emploi ou à la Chambre de métiers et de l’artisanat, «tout le monde me dit : c’est compliqué, on ne peut pas vous aider», déclare-t-elle à Ouest-France. Manque d’effectifs ? Pas vraiment, si l’on en croit Christelle Jaccot : «Notre nombre d’apprentis en coiffure reste relativement stable. Nous en avons 150, toutes sections confondues (en CAP, BP, BTS)», s’étonne la responsable du pôle coiffure à l’Université régionale des métiers et de l’artisanat (Urma). Une exception ? Pas vraiment. «Ils sont beaucoup de coiffeurs mayennais à être dans le cas de Virginie Chastel», ajoute Ouest-France.