Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années… Mais le talent précoce peut aussi susciter quelques désagréments. «Je ne pensais pas commencer ma carrière à l’envers. C’est parfois difficile de m’imposer. Il faut toujours prouver que je suis légitime. Quand je travaille, on me demande mon âge quatre à cinq fois par semaine», déclare la jeune coiffeuse à Ouest-France, qui lui consacre un portrait.
Son talent et sa créativité piquent la curiosité des professionnels. Et pourtant, la coiffure n’était pas son premier choix. Ce n’est qu’après avoir obtenu un bac de gestion qu’elle se décide de préparer un CAP de coiffure, à Rennes, puis, deux ans plus tard, un brevet professionnel, le sésame qui permet de tenir un salon.
Finaliste au Style & Colour Trophy
En 2018, un responsable de Provalliance, le groupe fondé par Franck Provost, lui fait une proposition qu’elle ne peut pas refuser : devenir formatrice pour la marque Fabio Salsa. Elle quitte alors la Bretagne pour Paris, où elle enseigne les nouvelles techniques de coiffure et les dernières tendances à des professionnels venus du monde entier…
Mais la jeune femme ne compte pas s’arrêter là, poursuit Ouest-France. Elle se fait aussi un nom en coiffant des mannequins pour «des shootings de mode, des acteurs pour des cérémonies et, depuis deux ans, les Miss France». Une chance, mais aussi un sacré défi, car chaque coiffeur, qui doit s’occuper de plusieurs participantes, a tout juste trois minutes pour les coiffer entre chaque passage.
Enfin, l’ex-lauréate du concours «Merlin Muse», organisé par l’éditeur de logiciel Ikosoft, aime aussi la compétition. La prochaine ? Le Style & Colour Trophy de L’Oréal, où elle a décroché une place de finaliste. Les épreuves se dérouleront le 2 février. «Si elle le remporte, elle représentera la France le 31 mars à Milan (Italie) pour la finale internationale», précise le journal local. Bref, un début de carrière sur les chapeaux de roues !