«La réglementation est explicite, il faut au minimum un coiffeur titulaire du BP (Brevet professionnel) pour toute nouvelle installation. Il n’y a pas de dérogation possible», déclare aux Dernières Nouvelles d’Alsace. José Huber, le président de la Corporation des coiffeurs Mulhouse, Thann et Altkirch, qui a adhéré l’an dernier à l’Union nationale des entreprises de la coiffure (Unec).
Les barbiers n’y dérogent pas, même si, comme le rappelle José Huber, seul le brevet professionnel prévoit une épreuve (facultative) «Coupe homme et entretien du système pilo–facial», qui inclut la taille de la barbe et le rasage. Le CAP coiffure, pour sa part, ne comporte pas aujourd’hui d’option spécifique.
En ligne de mire du syndicat : les barbershops dont les propriétaires ne disposent pas d’un diplôme réglementaire. «Ceux qui les tiennent ne travaillent pas que les barbes mais ils coupent les cheveux. Barbier ou Barbershop sont souvent de simples dénominations commerciales», dénonce le représentant des coiffeurs.