Certains sportifs gèrent mieux leur sortie de carrière sportive que d’autres. C’est le cas de Sébastien Chabal, qui, six ans après son départ, reste un sportif français toujours aussi populaire auprès des Français. Attiré un temps par le cinéma – Clint Eastwood voulait le faire jouer aux côtés de Morgan Freeman dans Invictus —, il a su monnayer intelligemment son image.
Porte-parole des barbus avant la mode des barbiers, l’ex rugbyman de 43 ans a joué non sans humour avec son personnage. Peu loquace pendant les interviews, il sait pourtant envoyer des remarques cinglantes pour couper court aux questions. De 2007 à 2009, sa popularité dans l’Hexagone est telle que l’on parle de «chabalmania». Les guignols lui consacrent une marionnette, le Musée Grévin, une statue de cire, inaugurée en 2011.
Sa stature imposante - 1,91 m, 113 kg pour 8% de matière grasse -, qui lui vaut de nombreux surnoms, d’Attila à Cartouche en passant par Seabass (loup de mer en anglais), Caveman (homme des cavernes) ou French Beast (la brute francaise) attire les publicitaires : il représente successivement les voitures Seat, les équipements Puma ou encore Pokerstars.
Mails la multiplication des contrats publicitaires ne lui suffit pas. A 31 ans, il lance une marque de vêtements masculins en partenariat avec la marque Norprotex. Aujourd’hui, c’est autour des cosmétiques de retenir son intérêt. Familiarisé avec le secteur depuis ses collaborations en tant qu’égérie pour les parfums Caron, puis la campagne Dépil Tech, il a très vite saisi l’opportunité de la vogue des barbiers.
Packagings pratiques, simples à utiliser

Si la star du XV de France a en effet contribué à la popularisation de la barbe, ce n’était pourtant pas un choix stratégique. Comme il l’explique avec humour dans son autobiographie, «Ma petite étoile», publiée en 2011 : «Lorsque je suis arrivé à Sale (il a joué dans le club anglais des Sale Sharks, NDLR), je parlais peu anglais, je n'étais pas à l'aise pour aller chez le coiffeur… Comme en plus je n'avais pas le courage de me raser le matin… Voilà, mon look n'est pas du tout un calcul, c'est venu comme ça !»
Comment s’étonner, dans ces conditions, que sa marque de cosmétiques pour homme s’intitule «Au poil» ? Car c’est bien autour du système pileux que s’articule cette gamme. Composée de sept produits - un gel de rasage, une cire coiffante, une crème après-rasage, un déodorant, une huile nourrissante, un gel lavant 3 en 1 et une brume de propreté -, elle a été développée et formulée par Fareva. Sa fragrance musquée a été mise au point par Takasago, The Fragrance Fondation.
Les produits s’adressent aux hommes de 25 à 55 ans : formules saines, packagings pratiques, simples à utiliser et à transporter. Le concept consiste ici à transcrire la personnalité du fondateur, terre à terre, généreux, le sens de l’humour et de la dérision, et, bien sûr, un physique atypique avec sa barbe et ses cheveux longs. Une marque généreuse, donc, et qui se veut aussi populaire avec des prix accessibles et disponible en grande distribution.
Au Poil, gamme pour homme, de 3,90 euros à 8,99 euros.