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Une application dédiée aux soins de la peau au cœur d'une affaire juridique

8/07/2019 | Cosmétiques & Parfums | Nicolas Desaje

La start-up française Wired Beauty pensait avoir découvert un filon avec son appli baptisée «La Clinique Digitale», en partenariat avec Estée Lauder. Las ! Le géant américain, propriétaire de la marque Clinique, lui mène désormais la vie dure sur le plan juridique, rapporte Le Figaro.

Tout avait bien commencé en 2015 entre cette jeune pousse, installée à l’incubateur Station F, et le groupe américain de cosmétiques. La start-up avait su séduire le numéro deux mondial de la beauté avec une technologie permettant de récolter et d’analyser des données sur l’épiderme des consommateurs, pour leur conseiller ensuite des produits adaptés à leur peau. 

Mais très vite, «le dialogue tourne court», raconte Le Figaro. La marque Clinique, propriété d’Estée Lauder, saisit le tribunal de grande instance de Paris pour empêcher la start-up d’utiliser la marque Clinique Digitale. C’est donc toute son activité qui est alors menacée par cette démarche judiciaire, estime le co-fondateur Wired Beauty, Stanislas Vandier. 

Lancement d’une appli concurrente 

«La façon de faire d’Estée Lauder date du XXe siècle. C’est un exemple typique de la manière de mal traiter une start-up. Pourtant, les entrepreneurs apprennent et les relations sont de plus en plus carrées», déclare au Figaro le patron de la jeune société, qui vient de demander une médiation à la Chambre de commerce internationale. 

Un nouveau motif de fâcherie vient grossir le dossier : Estée Lauder a lancé en mars une appli concurrente - «Clinique Clinical Reality» -, un outil qui analyse la peau à partir d’une photo… Mais pour le groupe américain, ce lancement n’a rien à voir avec la procédure en cours. 

«Le groupe Estée Lauder a la propriété et l’usage unique de la marque Clinique depuis des décennies. Le groupe est dans son plein droit de protéger cette marque dans tous les pays où elle est implantée», précise-t-il, selon Le Figaro. Le digital n’est décidément pas une mince affaire pour les mastodontes du secteur. 

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