Plus qu’un effet de mode, la naturalité est «une lame de fond», souligne Christophe Masson dans une interview à L’Usine Nouvelle. «Sous la pression du consommateur, on constate une vraie mutation des métiers et des savoir-faire», explique le directeur général du pôle de compétitivité, qui fédère la moitié des entreprises du secteur entre Rouen, Chartres et Orléans.
«On voit ré-émerger des filières courtes, on a recréé des filières naturelles. On essaie de trouver des méthodes de production plus durables, comme la chimie verte et la phytochimie, c’est-à-dire l’extraction végétale, mais aussi les biotechnologies, qui se développent très fortement», explique le scientifique, docteur en chimie organique.
Mais remplacer les derniers ingrédients chimiques n’est pas le seul défi de cette industrie. Pour optimiser des formules et les rendre moins sensibles aux germes, le packaging fait aussi l’objet d’une attention particulière. «Les innovations actuelles, c’est du packaging air less, sans contact. Le produit est isolé dans le pack et on ne le contamine pas à l’usage», relève-t-il. Le chantier reste immense, comme l’illustrent les recherches autour des pigments naturels : «on sait les obtenir, mais comment les rendre stables ?»
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