Babette Keller s’est fait un nom dans les montres suisses. Sa spécialité n’est pas l’horlogerie de haute précision, mais la fabrication de serviettes de microfibre. «J’ai répliqué le savoir-faire acquis pour les montres sur ce gant de démaquillage», explique-t-elle au journal Le Temps. Son produit, le gant KT Care, est composé de milliers de microfilaments, tricotés, qui capturent les résidus de maquillage «avec de l’eau pour seule assistance».
De quoi faire cesser, selon elle, cette «catastrophe écologique», que représente l’utilisation quotidienne de disques de coton pour se démaquiller. Sa formule ne permet certes pas de réduire totalement l’impact écologique de ses produits, mais elle a «le mérite de bannir les produits chimiques et de réduire drastiquement le volume de matière utilisé», souligne Le Temps.
La femme d’affaires est tellement sûre de son gant démaquillant qu’elle n’hésite pas à le garantir deux ans. «Ensuite, il peut encore servir à toute une série d’autres tâches», assure-t-elle. Avec l’appui d’un producteur coréen, qui lui fournit la microfibre pour ses produits à destination du marché horloger, et de plusieurs investisseurs, elle commercialise déjà son produit depuis deux ans. Mais, à partir de 2020, elle souhaite passer à la vitesse supérieure. Son objectif : en vendre un million dans les cinq prochaines années.