
Une application pour smartphone de mise en relation des clients et des prestataires de services, qui peut aussi servir d’outils de paiement ou de gestion administrative, ce n’est pas vraiment nouveau. En revanche, ce qui suit l’est un peu plus… Car ce projet, qui fait appel à une ICO (Initial Coin Offering) pour financer son développement, veut réunir sur une même plateforme soins médicaux et bien-être, grâce à un nouveau modèle économique reposant sur une blockchain.
Un programme ambitieux, imaginé par deux spécialistes des matériels médicaux, Bruno Lamoureux et Dieter Bauch, qui, visiblement, voient les choses en grand. «La plateforme sera une solution de facilité d’accès à des services, une offre tout-en-un qui regroupe un large éventail de prestations : un kiné, un coiffeur, un dresseur de chiens, un plombier… Par exemple, le tout à domicile simplement», annonce le premier, CEO de la société flyCare.
Matériel et consommables à disposition
L’originalité du dispositif, c’est d’abord ce qu’ils appellent la «flyBox» : «un équipement mobile tenant lieu de cabinet de prestations», précise la start-up belge. C’est une sorte de mallette très élaborée qui permet à son utilisateur d’avoir à disposition tout le matériel et consommables nécessaires à son activité «à tout moment et en tout lieu».
Tous les profils ont été prévus. «Il y a les pédicures, dont la plupart travaillent dans des conditions exécrables. Pour les dentistes, il y a parfois des listes d’attente très longues. Par ailleurs, de nombreux praticiens, quels qu’ils soient, ont du mal à s’installer après leurs études faute de moyens financiers. Enfin, j’ai aussi constaté qu’il était assez difficile d’organiser l’agenda de toute une famille en fonction de tous ces services dont on a besoin», explique Bruno Lamoureux au journal belge L’Echo.
Bref, de quoi se faire une clientèle rapidement sans avoir à rechercher un local, acheter du matériel et attendre un hypothétique retour sur investissement, promettent les porteurs de projet, qui ont recensés une vingtaine de métiers susceptibles d’être intéressés par leur concept. Outre les médecins généralistes, les dentistes ou les vétérinaires, des esthéticiennes ou des coiffeurs font aussi partie des cibles privilégiées par la start-up.
Règlement en cryptomonnaie
«Plus besoin de faire rentrer le praticien dans l’intimité de sa salle de bain pour un shampoing. Tout a été imaginé pour reproduire facilement le confort d’un salon : du bac réceptacle permettant de laver les cheveux à domicile jusqu’au transport des nombreux produits de soins capillaires», fait valoir la start-up belge, mettant en avant les avantages ergonomiques de son matériel. Autre innovation : la société disposera de sa propre cryptomonnaie, le «flyCare Coin», utilisable partout dans le monde via l’application.
En contrepartie, une contribution mensuelle sera demandée aux prestataires, qui ira de 30 à 40 euros par mois (coiffeurs) à 150 euros (dentistes), selon le type d’activité. «Tout cela se fera de façon complètement transparente et contrôlée. Ce qui évitera les critiques adressées à Uber», assure Bruno Lamoureux au journal L’Echo.