Finalement, la tribune publiée dans Le Figaro, en mars 2018, par un collectif de médecins et d’étudiants dénonçant les thérapies dites «alternatives», «à l’efficacité illusoire», voire «dangereuses», n’aura pas dissuadé les Français à recourir aux médecines douces. Mieux, selon ce sondage, elles sont même très majoritairement perçues comme efficaces pour soigner les petits maux (91%), tandis que 41% les jugent même efficaces sur les pathologies graves.
Les Français les voient comme des pratiques complémentaires (88%), «plus respectueuses de l’organisme et de l’environnement », par rapport à la médecine traditionnelle, voire innovantes, pour 37% d’entre eux. Mais cette image positive est surtout portée par quelques disciplines, comme l’ostéopathie (80%), la diététique (73%), l’homéopathie (72%) et l’acupuncture (72%), plus connues du public.
Ainsi, si plus de sept personnes sur dix (71%) déclarent avoir déjà testé une médecine douce, l’ostéopathie (49%), l’homéopathie (33%) et l’acupuncture (58%) arrivent en tête. En revanche, seulement 10 % des sondés ont déclaré avoir consulté un naturopathe. Globalement, la satisfaction, variable selon les disciplines, est au rendez-vous : 68%, dans le cas des personnes ayant eu recours à l’hypnose et 92% en ce qui concerne l’ostéopathie.
La formation, un critère jugé « important »
Autre enseignement : parmi les trois Français sur dix n’ayant jamais eu recours aux médecines douces, seule une minorité y oppose un refus de principe «lié au fait de ne pas croire en l’efficacité de ce type de soins ou de ne pas avoir confiance envers leurs praticiens (respectivement 17% et 13% de ceux qui n’ont jamais consulté de praticiens de médecines douces)», indique Harris interactive.
Reste que, pour la moitié des répondants, le tarif des consultations est considéré comme un obstacle. Plus du tiers de ces personnes déclarent même avoir dû y renoncer plusieurs fois. D’autres freins sont évoqués : la situation géographique des praticiens, mais aussi leur formation, pour 90% des répondants.
«Pour certaines spécialités, comme l’homéopathie, la diététique ou acupuncture, les Français auraient tendance à privilégier un praticien ayant un diplôme reconnu de professionnel de santé», souligne Harris interactive. Pour autant, le fait qu’un praticien soit labellisé par une instance professionnelle est aussi un critère de choix «important» pour 88% des Français.
Enquête réalisée du 16 au 25 octobre 2019 auprès d’un échantillon de 1 500 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.