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Environnement sonore : un des critères jugés essentiels pour le bien-être

19/01/2020 | Etudes & Marchés | Nicolas Desaje

 

A l'occasion de la semaine du son, qui aura lieu du 20 janvier au 2 février, une étude a été menée en partenariat avec Opinionway sur le thème de la ségrégation par le son. «Le silence est devenu un privilège», note le sondage. 

On sait que certains bruits peuvent avoir un impact direct sur l'audition, avec l'apparition d'acouphènes et une baisse progressive de l'acuité auditive. Pour une écrasante majorité de Français (92%), l’environnement sonore apparait comme un élément «clé» de leur santé physique mais aussi psychologique.  

Ainsi, 72% déclarent qu’une ambiance bruyante les fait tomber plus souvent malades et 69% pensent que cela peut réduire leur espérance de vie. Parmi les symptômes constatés, ils mentionnent la diminution de leurs capacités de réflexion et de concentration (91%), une réduction du développement personnel (76%), des échecs dans leurs projets professionnels (59%), voire une baisse de leurs capacités relationnelles : 91% des sondés déclarent que le bruit les rend plus agressifs et 86% que cela leur fait accepter plus difficilement la vie en collectivité. 

Et ce sont leurs lieux de travail, davantage que leur domicile, qui sont perçus comme les plus bruyants, notamment les open-space : l’enquête montre un écart de 1 à 8 points pour ce type de lieux par rapport aux autres salariés. Dans ces espaces, les personnes interrogées déclarent tomber plus souvent malades (80%) que celles qui travaillent dans des bureaux individuels (70%) ou en extérieur (65%). 

A l’inverse, le domicile apparait comme le lieu le plus calme dans l'environnement des Français, relève l’enquête, avec un niveau sonore moyen de 5,1 sur 10 (contre 5,9, en moyenne, pour les lieux de travail), mais, dans le détail, les résultats sont un peu plus contrastés : alors que 41% des Français perçoivent un niveau sonore ne dépassant pas 4 sur 10 chez eux, 40% indiquent, pour leur part, un niveau sonore d'au moins 7 sur 10.

Un « sentiment de raréfaction du silence »

Entre ces deux environnements, le bruit des transports est surtout cité dans les grandes agglomérations. Dans celles de moins de 20 000, le niveau moyen s’élève au maximum à 5,2 sur 10, tandis qu’au-delà, cet indicateur atteint au minimum de 5,6 sur 10. De façon générale, dans des zones particulièrement urbanisées, le «sentiment de raréfaction du silence» est largement partagé par leurs habitants, comme chez les Franciliens, dont 92% d'entre jugent que «c’est devenu un privilège». 

Les catégories populaires, quant à elles, subissent davantage de bruit à leur domicile, poursuit l’enquête : le niveau sonore qu'elles perçoivent est en moyenne de 5,4 sur 10, contre 5,2 pour les personnes appartenant aux classes supérieures. Le type de logement habité n’y est pas non plus étranger. Les personnes vivant dans une maison déclarent percevoir un niveau sonore de 5 sur 10 en moyenne, contre 5,3 pour les personnes résidant dans un appartement.

Étude réalisée du 2 au 7 janvier 2020 auprès d'un échantillon de 1 087 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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