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Consommation : la « détox » alimentaire des Français se poursuit (étude)

30/01/2020 | Etudes & Marchés | Nicolas Desaje

A l'heure où les Français sont priés de manger mieux, faire attention à la planète et préserver la production locale, la consommation alimentaire poursuit sa décrue, souligne Kantar, qui évoque la fin de l’hyperconsommation et l’émergence d’un nouveau modèle. 

«Le ralentissement de la croissance démographique (baisse de la natalité depuis cinq ans) et le vieillissement de la population tirent la consommation alimentaire à domicile à la baisse», analyse la société d’études dans un communiqué. A ces facteurs s’ajoute la mise en application, en 2019, de la loi Egalim, qui a eu un «impact négatif» sur les achats alimentaires : six articles en moins achetés en promo par foyer. 

Résultat : «La fin de l’hyperconsommation, qui a constitué un véritable tournant en 2018, se confirme et s’impose désormais à tous en 2019», observe Kantar, qui note, pour l’an dernier, un recul de 1,2 % en volume de la consommation alimentaire à domicile. Dans le détail, les marchés les plus impactés par ces baisses de volumes sont, notamment, l’hygiène bébé́ (-7,5%), les alcools (-6,4%), le maquillage (-5%) ou la viande (-4%).

«Les Français ont pris conscience qu’ils peuvent s’alimenter moins pour rester en bonne santé et limiter le gaspillage pour préserver la planète», poursuit Kantar. La société d’études relève aussi que, le pouvoir d’achat moyen augmentant, «de plus en plus de repas sont pris en dehors du domicile (+8,5%), dans de nouveaux espaces de restauration». Les foyers français sont aussi plus nombreux (29%) à se faire livrer des repas à domicile. 

Le consommateur moyen n’existe plus

Par ailleurs, la société d’études estime que le «consommateur moyen» n’existe plus. Il y a, d’un côté, des foyers à l’aise financièrement et sensibles aux questions environnementale, et, de l’autre, des consommateurs «moins urbains, plus modestes, qui font face à de fortes contraintes budgétaires». Les premiers fréquentent les magasins bio, font leurs courses en utilisant des applications comme Yuka, mangent moins de viande, tandis que les seconds aspirant à consommer «comme les autres», se tournent plutôt vers les magasins de déstockage et les solderies comme «Action».

«Pour les acteurs de la grande consommation, tout l’enjeu réside dans cette double injonction à laquelle ils devront répondre : s’adresser à la diversité des consommateurs, à des modèles de vie qui s’opposent, sur fond de crise sociale», conclut Kantar. 

Données issues de Worldpanel, échantillon de 20 000 foyers panelistes Worldpanel et calculées sur un univers «généralistes», (hypers + supers + hard discount + proximité + Internet), sur un ensemble de produits de grande consommation et frais libre-service (alimentaire, liquides, hygiène beauté, entretien). Cumul courant janvier à septembre 2019 vs janvier à septembre 2018.

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