Le chiffre d'affaires des médicaments vendus hors prescription médicale en pharmacie a diminué de 4%, à 2,08 milliards d'euros en 2019, après une baisse déjà marquée en 2018 (-4,6%), selon le baromètre annuel de l’Association française des fabricants du secteur (Afipa) diffusé le 5 février. Celle-ci met ce recul sur le compte des changements réglementaires. Exemple : depuis 2019, des médicaments à base de nifuroxazide (anti-diarrhée) ne peuvent plus être vendus en pharmacie que sur prescription.
Par ailleurs, les prix des médicaments vendus sans ordonnance sont restés quasiment stables, avec une hausse de 0,5% entre 2015 et 2019. Les dépenses moyennes d’automédication en France représentaient 33,5 euros en 2017, moitié moins qu'en Allemagne (68,3 euros). Dans ce contexte, l’Afipa plaide pour le développement du «selfcare» comme «un réservoir d'économies pour le système de santé français».
« Améliorer l’accès aux soins »
«A l'heure où l'accès au médecin est de plus en plus difficile et long en France, le développement du ‘selfcare’ permettrait d'améliorer l'accès aux soins, sécurisé par le pharmacien, en plus des économies pour la Sécurité sociale», juge ainsi Christophe de la Fouchardière, président de l'Afipa, dans un communiqué. Selon la définition de l’association, la définition du «selfcare» inclut, en plus des médicaments, des dispositifs médicaux et des compléments alimentaires, également vendus sans ordonnance.
Le marché des dispositifs médicaux sans ordonnance (qui regroupe aussi bien des seringues que des bas de contention ou des produits de cosmétologie) a progressé, pour sa part, de 5,6% entre 2018 et 2019, à 643 millions d'euros, tandis que celui des compléments alimentaires enregistraient également une croissance de 5,6% sur un an, à 988 millions d’euros.
Avec l’AFP.