«Ce mouvement promeut des marques ayant une démarche responsable, souvent artisanale, développant localement des produits naturels et sans ingrédients polémiques en leur attribuant un label», indique un communiqué de ce mouvement associatif, qui prône, depuis sa création, en 2012, une alternative écologique et humaine au «brainwashing cosmétique».
Pas moins de 219 marques, dont 171 certifiées bio, ont déjà rejoint son label, assure l’association, qui met en avant l’engagement de ses adhérents. Pour accroître sa notoriété, celle-ci a créé, en décembre, un «comité des sages», qui compte sept membres, dont Julien Kaibeck (fondateur), Pascale Brousse (Trend Sourcing), Anne Ghesquière (FémininBio), Dominique Baudoux (aromatologue), Michel Horn (Laboratoires Ortis), Aline Gubri (chroniqueuse sur BFM) et Christian Leclerq, bourgmestre de Silly, en Belgique.
Selon un sondage Harris Interactive, commandé par l’association, le phénomène a le vent en poupe :
85% des personnes interrogées (en France) estimeraient que la slow cosmétique est «l’avenir de la beauté». Elles seraient encore plus nombreuses (90%) à considérer que le label de l’association est «un gage de confiance et de qualité».
Un marché encore confidentiel
Pour les sondées, les produits ainsi labellisés font même bouger le secteur «dans le bons sens» (92%), favorisant ainsi une consommation plus responsable. Le marché entre donc dans une phase de développement, affichant une croissance annuelle de ses ventes de «31%» (montant du chiffre d’affaires non indiqué), affirme l’association, même si, comme le rappellent Les Echos, sa taille reste encore confidentielle.
«Selon Cosmébio, l'association qui regroupe des marques certifiées bio, ce segment ne représente que 4,5 % du marché, sur un total de 12 milliards pour l'hygiène beauté. Mais des enseignes, comme Oh My Cream ou Sources, développée par Carrefour , lui offrent de nouvelles vitrines», relève le journal économique.