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Complémentaires santé : les assureurs se lâchent sur les prix

12/02/2020 | Etudes & Marchés | La rédaction de Profession bien-être

Malgré l’appel à une «évolution modérée» des tarifs lancé en novembre par la ministre de la Santé, les prix des complémentaires santé sont en hausse «massive» en 2020, constate UFC-Que Choisir, qui réclame la mise en œuvre «au plus tôt» de la résiliation «à tout moment». 

Dans une étude portant sur 498 contrats émanant de 86 organismes complémentaires différents, l’association de consommateurs pointe «une inflation médiane de 5%» , représentant, pour les assurés, un surcoût médian de 80 euros par an (et de 150 euros pour un contrat étudié sur cinq). En 2019, cette inflation médiane s’élevait à 4 %.

Cette «flambée des tarifs» s'accompagne d’une «grande disparité» des augmentations. «Alors que tous les organismes complémentaires connaissent le même environnement (hausse des dépenses de santé liées notamment au vieillissement de la population, 100 % santé), les écarts de pratique entre professionnels sont béants», relève l’UFC-Que Choisir, dans son communiqué. 

Selon ses calculs, 10 % des assurés ayant répondu à l’appel à témoignages ont vu leurs cotisations augmenter de moins de 1,9 % en 2020, tandis que les «10 % les moins bien lotis» ont vu leurs cotisations grimper de plus de 12,5 %, voire «dans plusieurs cas» de 35%. Exemples : chez Apicil ou Swiss Life, les hausses médianes sont respectivement de 10,7% et 12%, contre 2,7% pour la Macif ou 3,2% pour la Mutuelle Générale. 

HAUSSE MUTUELLES TABLEAU 120220

Des résultats réfutés par la Mutualité française

L’un des principaux facteurs à l’origine de la hausse est la mise en place partielle de l’offre de reste à charge zéro, baptisée «100 % santé», pour les lunettes, prothèses dentaires et audioprothèses, entrée en vigueur le 1er janvier. Devant cette «inflation galopante» l’UFC-Que Choisir estime que la résiliation «à tout moment» est «plus urgente que jamais». 

«Obtenue de haute lutte» l'an dernier au Parlement, cette mesure censée entraîner «une baisse des prix» via une «concurrence ravivée» doit être appliquée «sans attendre» la date butoir du 1er décembre, réclame l'association, qui demande à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, «de publier au plus tôt le décret» correspondant. 

Ces résultats ont été réfutés mercredi par la Mutualité française, qui souligne dans un communiqué que l’étude de l’UFC-Que Choisir «repose sur un appel à témoignages», ce qui «ne peut pas être considéré comme une méthode sérieuse et représentative». Selon ses propres calculs, reposant «sur un échantillon de 13 millions de personnes», cette fédération regroupant 280 mutuelles santé assure que «la hausse moyenne est de 2,4% en 2020».

 

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