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Le rapport ne se contente pas de sensibiliser l'opinion publique sur un phénomène que les scientifiques ont encore du mal à appréhender dans toute sa complexité. Il met aussi en lumière certains liens entre l'exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques et la survenue de problèmes de santé, comme des cancers (sein, prostate, thyroïde...), des troubles du développement du système nerveux ou une hyperactivité chez l'enfant. Les connaissances sur le sujet restent toutefois très lacunaires, d'où la difficulté actuelle de déterminer clairement les causes et les effets, admettent les auteurs, qui préconisent des évaluations plus larges et de meilleures méthodes de test. «Nous devons mener d'urgence davantage de recherches afin de mieux connaître les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens. », estime María Neira, la directrice du département santé publique et environnement de l'OMS, citée dans un communiqué. En France, un groupe de travail vient d'être mis en place par le ministère de l'écologie. Il a été chargé d'élaborer une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens d'ici au mois de juin. Voir le rapport « State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals »
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