![]() |
|
Depuis qu'ils ont été popularisés en France par le docteur David Servan-Schreiber, mort en 2011, on leur prête de nombreuses vertus, notamment une action préventive sur le plan cardiovasculaire. Sont-elles toujours justifiées ? En septembre 2012, le Journal of the American Medical Association (JAMA) dévoilait une analyse combinée de 20 études sur les compléments en oméga-3, menées auprès de 69 000 patients, dont les résultats tordaient le cou à certaines idées-reçues. En effet, les chercheurs concluaient qu'ils n'avaient pas trouvé d'association significative entre la prise d'acides gras polyinsaturés oméga-3 et une réduction de la mortalité liée à un problème cardiovasculaire. Cette fois, l'étude clinique publiée dans le NEJM portait sur une population de 12 513 personnes, en Italie, dont la moitié a pris des compléments en oméga 3 et l'autre un placebo constitué d'huile d'olive. Mais ses conclusions n'ont pas été plus favorables. « Prendre quotidiennement des compléments d'acide gras oméga-3 n'a pas réduit la mortalité et la morbidité », ont écrit ses auteurs, cités par l'AFP. Douze ans après le début de cette étude dirigée par le docteur Mario Negri, de l'Institut de recherche pharmaceutique de Milan, le taux de mortalité, d'accident vasculaire cérébral et d'infarctus était de près de 12% dans chacun des groupes. |