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Compléments alimentaires : des principes actifs non autorisés

25/08/2013 | Sante et Bien-être | Nicolas Desaje

En analysant 165 compléments alimentaires contre les troubles de l'érection supposés être « 100% naturels », un laboratoire indépendant a montré que 70% de ces produits contenaient des substances actives utilisées dans des médicaments.

Médicaments contrefaits ? Selon le laboratoire toulousain dirigé par le professeur Myriam Malet-Martino*, ces compléments alimentaires, censés ne contenir que des produits naturels, comportaient des molécules qui auraient dû faire l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM), comme pour un médicament.

« Si encore les molécules étaient les mêmes que celles utilisées dans les médicaments (Viagra, Cialis), les risques seraient contenus. Outre les équivalents (sildénafil, tadalafil), il y a désormais des molécules analogues qui n'ont jamais été contrôlées par aucun organisme », a indiqué Myriam Malet-Martino, citée par le Figaro. Dans certains compléments, la dose de sildénafil, le principe actif du Viagra, serait deux fois supérieure à celle recommandée, à l'instar d'«Extenzen», encore disponible sur le net, dosé à 95 mg au lieu de 50 mg.

Les compléments alimentaires échappent à ce contrôle parce qu'ils doivent, en théorie, ne contenir aucune substance active, indique le quotidien, qui ajoute que « si l'Union européenne a élaboré une directive avec la liste des molécules non-actives autorisées dans les compléments alimentaires en 2002, les producteurs font parfois l'impasse en ne faisant tout simplement pas apparaître les molécules actives sur la boîte du produit. »

* Laboratoire de synthèse et physico-chimie de molécules d'intérêt biologique de l'Université Toulouse III.

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