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Selon le « plan d'action d'actions sur la qualité de l'air intérieur », qui vient d'être rendu public, une campagne d'information devrait être lancée pour sensibiliser le public au « problème des fausses informations ». Dans la foulée, l'étiquetage devrait être revu pour les produits les plus polluants, notamment les encens, les bougies et les autres « masquants » d'odeur. Des travaux en matière de normalisation sont déjà en cours sur les bougies, à l'AFNOR et au CEN, précise le ministère. Pour lutter contre les informations commerciales erronées, il est aussi prévu que l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) soit saisie pour « compléter son expertise sur les systèmes dépolluants et évaluer les risques sanitaires associés à l'utilisation de sprays assainissants et autres produits censés purifier l'air. » Le coût de la mauvaise qualité de l'air intérieur est estimé entre 10 et 40 milliards d'euros par an, dont 1 milliard pour le remboursement des médicaments anti-asthmatiques. Dans un rapport de 2011, l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) indique que « les encens sont beaucoup plus émissifs que les bougies et (...) leur utilisation semble présenter des risques même dans le cas d'un usage mensuel. » Avec des taux d'émission maximum, l'utilisation d'encens pourrait présenter des risques aigus, chroniques et cancérogènes, concluait-il. La loi Grenelle 2 (12 juillet 2010) a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l'air intérieur au 1er janvier 2015 pour les crèches et les écoles maternelles, au 1er janvier 2018 pour les écoles élémentaires, au 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les collèges et lycées, et au 1er janvier 2023 pour les autres établissements, comme les hôpitaux. |