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Dans une méta-analyse, réalisée à partir de 17 essais menés dans le monde entier, l'Inserm disposait d'une large base d'observation avec, d'un côté, plusieurs groupes témoins (2110 personnes) et, de l'autre, 2195 participants à des programmes spécifiques comme le tai-chi ou des exercices simples d'entraînement de l'équilibre et de renforcement musculaire. L'âge moyen était d'environ 76 ans, avec plus de trois quarts de femmes. Au-delà de l'impact positif d'une activité physique sur la prévention des chutes, déjà démontré, les chercheurs ont voulu mettre en lumière son rôle sur l'apparition de séquelles graves, jamais pris en compte par les scientifiques. L'équipe de Patricia Dargent en conclut que des programmes taillés sur-mesure pour cette catégorie de la population permettrait d'éviter des fractures comme celles du col du fémur. « Ces blessures sont très communes et représentent une cause majeure de douleur à long terme et une diminution de certaines capacités fonctionnelles. Elles augmentent aussi le risque de perte d'autonomie et la nécessité d'avoir recours à une maison de repos, ce qui représente un fort coût économique. », indique l'Inserm. En 2008, ces chutes ont causé près de 9 500 décès, dont 90 % chez les plus de 65 ans, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée il y a cinq ans. |