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Les Français sont certes plus nombreux à y croire, mais ils ne sont pas non plus les plus optimistes des Européens. Ils se situent en position intermédiaire entre les pays du Nord (17% des Allemands, 19% des Britanniques pensent être un jour centenaires) et les pays du Sud (27% des Espagnols et 26% des Italiens). Quant aux Américains, ils sont loin devant : près de 30% d'entre eux se voient bien souffler plus tard leur centième bougie ! A y regarder de près, pourtant, les sondés pèchent par excès d'optimisme. En effet, les projections de l'INSEE pour la France évaluent à 200 000 le nombre de centenaires en 2060, treize fois plus qu'aujourd'hui. Une proportion « qui restera encore très marginale dans l'ensemble de la population (0,3 % de la population de 2060) », souligne l'IFOP. Les perceptions individuelles ne varient pas seulement d'un pays à l'autre. Selon l'enquête, les personnes estimant avoir une chance d'être centenaire sont aussi surreprésentées au sein des catégories socioprofessionnelles supérieures, notamment chez les cadres et les professions intellectuelles supérieures (34%). Parmi elles, les hommes se montrent même plus optimistes (36%) que les femmes (25%). La perception de son apparence et l'indice de masse corporelle ont aussi un impact sur la façon dont on envisage son espérance de vie. « La proportion de Français estimant avoir une chance d'être centenaire est particulièrement élevée chez les personnes très satisfaites de leur apparence physique (32%, contre 19% chez celles qui en sont insatisfaites) », indique l'IFOP. Idem pour les personnes de faible corpulence, qui envisagent leur longévité avec plus d'optimisme : 29% chez les personnes maigres se voient centenaires, contre 18% chez celles qui se considèrent comme comme obèses.
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