
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce le lancement d’une consultation publique jusqu’au 31 mars pour réduire la consommation de sucre à moins de 5% de l’apport énergétique total quotidien.
Responsable de problèmes de santé publique comme l’obésité et les caries dentaires, la consommation de sucre devrait ainsi faire l’objet de nouvelles recommandations. Depuis 2002, l’OMS estimait que les sucres devaient représenter moins de 10% de l’apport énergétique journalier. Un pourcentage qu’elle propose de réduire à 5%, ce qui représenterait environ 25 grammes, soit environ six cuillères à thé de sucre par jour pour un adulte doté d’un indice de masse corporelle normal.
Réduire la consommation de « sucres libres »
Dans son projet de lignes directrices, l’OMS cible en particulier les « sucres libres », qui désignent « tous les monosaccharides (tels que le glucose et le fructose) et les disaccharides (tels que le sucrose ou sucre de table) qui sont ajoutés aux aliments par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits », indique dans un communiqué l’organisation de Genève.
L’OMS rappelle qu’une grande part des sucres consommés aujourd’hui sont « cachés » dans des aliments transformés que l’on n’a pas l’habitude de considérer comme des sucreries. C’est le cas, par exemple, d’une cuillère à soupe de ketchup (4g), voire d’une canette de soda sucré, qui peut contenir jusqu’à 40 g de sucre.