Cosmétiques, textiles, aliments, peintures, applications médicales… Omniprésents dans notre vie quotidienne, certains nanomatériaux restent potentiellement dangereux, selon l’Anses. Elle recommande un renforcement du cadre réglementaire et une meilleure traçabilité.
« Malgré la progression des connaissances scientifiques, les incertitudes restent importantes quant aux effets des nanomatériaux sur la santé et l’environnement », souligne le rapport de l’Agence, qui dresse un état des lieux des connaissances actuelles. Ce document met en évidence « la capacité des nanomatériaux à passer les barrières physiologiques », même s’il n’existe pas aujourd’hui d’études épidémiologiques qui permettraient d’évaluer leurs effets directement sur l’homme.
Pour mieux évaluer les risques sanitaires de ces particules, l’Anses propose de favoriser le développement d’essais de sécurité pertinents sur les produits destinés à être mis sur le marché. Elle appelle aussi à un « encadrement réglementaire renforcé » au niveau européen, notamment en adaptant le règlement Reach « à la prise en compte des caractéristiques propres aux nanomatériaux », ce qui pourrait conduire à « des mesures de restriction d’usage voire d’interdiction ».
(*) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
Voir l’avis et le rapport d’expertise de l’Anses - Évaluation des risques liés aux nanomatériaux