
L’efficacité de la canneberge (« cranberry » en anglais) dans la prévention des infections urinaires n’est toujours pas démontrée, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) dans un avis rendu le 26 août.
Pour l’Agence, les données actuelles sont insuffisantes pour conclure à un quelconque effet préventif sur ce type de pathologie, mais le dossier n'est pas clôt : des études expérimentales montrent que les produits à base de canneberge (jus, nectars de jus ou extraits) ou les urines de personnes ayant consommé ces produits inhibent l'adhésion de certaines bactéries E. coli aux cellules des voies épithéliales, reconnaît l'Anses. Un effet lié à la présence de substances anti-oxydantes appelées proanthocyanidines (PAC), responsables de l'effet anti-adhésion.
L'Anses ajoute qu'elle « continuera à suivre l'actualité scientifique de ce sujet ».