
On l’associe souvent à la relaxation, mais cette discipline agirait aussi sur nos facultés cérébrales, comme le suggère une nouvelle étude américaine qui montre une amélioration des capacités cognitives chez des personnes âgées pratiquant le hatha yoga.
Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs de l’Université de l’Illinois ont réparti de façon aléatoire 118 participants âgés de 55 à 79 ans dans deux groupes : 61 dans un groupe expérimental de hatha yoga et 57 dans un groupe témoin (où l’on ne pratiquait que des exercices d’étirement et de tonification). Toutes les personnes sélectionnées pour ces tests ont suivi trois séances hebdomadaires d’une heure, et ce, pendant huit semaines.
Au final, le groupe de hatha yoga s’est révélé plus rapide et plus précis, par rapport à l’évaluation initiale, sur des tests de mémoire et de flexibilité mentale, ainsi que sur d’autres excercices faisant appel aux capacités cognitives de ses membres, alors que le groupe témoin ne manifestait aucun progrès comparativement aux performances de départ.
Une action sur le système nerveux sympathique
« Le hatha yoga exige un effort ciblé en se déplaçant à travers les poses et en maîtrisant son corps et sa respiration à un rythme soutenu. Il est possible que cette focalisation sur le corps, l’esprit et le souffle puisse être généralisée à des situations en dehors des cours de yoga, grâce à une amélioration de la capacité à maintenir l’attention », explique dans un communiqué Neha Gothe, qui a dirigé l’étude. Le yoga aurait ainsi un « effet de régularisation immédiat » sur le système nerveux sympathique et sur la réponse du corps au stress.
En 2012, une étude de l’Inserm indiquait que les capacités cognitives des individus déclinaient plus tôt que prévu : à partir de 45 ans, et non à 60 ans, comme il était alors communément admis.