
Une étude comparative montre que les consommateurs réguliers de thé auraient un risque de mortalité non-cardiovasculaire inférieur de 24 %, comparé aux buveurs de café. Mais ces derniers seraient aussi plus accros au tabac et moins sportifs…
Présentés lors du Congrès européen de cardiologie, à Barcelone, le 31 août, les résultats de cette étude française, dirigée par le professeur Nicolas Danchin de l’Hôpital européen Georges Pompidou (Paris), n’ont rien d’une petite compilation de circonstance. Plus de 130000 personnes, âgées de 18 à 95 ans, examinés dans des centres de bilans de santé, entre janvier 2001 et décembre 2008, ont été suivis pendant trois ans et demi. Bien entendu, toutes ces personnes consommaient régulièrement l’un ou l’autre breuvage (l’étude ne précise pas, toutefois, la nature des thés absorbés).
Vertus bienfaisantes ou comportement à risque ?
Durant cette période, 727 décès ont été recensés, dont 95 liés à des causes cardio-vasculaires. Pour l’équipe de chercheurs, pas de doute : les buveurs de thé présentent a priori un risque de mortalité non-cardiovasculaire nettement moins élevé (-24%) que celui des amateurs de café. Pourtant, ces conclusions ne seraient pas forcément liées aux vertus particulièrement bienfaisantes de la plante…
« Si le risque de mortalité est plus élevé chez les buveurs de café, c’est probablement dû au fait qu’il y a plus de fumeurs parmi eux », estime le professeur Danchin. Bref, ce qui est sûr, c’est que boire du thé et soigner son hygiène de vie semble aller de soi. L’étude montre ainsi que les buveurs de thé – par ailleurs, plus largement représentés chez les femmes -, fument moins que les autres (29% contre 34%) et feraient plus de sport. L’intensité de leur pratique sportive serait même corrélée à la quantité de thé consommée par jour !
Thé versus café ? Le débat reste ouvert…