Contrairement à une idée reçue, le vieillissement biologique serait moins rapide chez les femmes qui ont donné naissance, au cours de leur vie, à plusieurs enfants, selon des scientifiques canadiens. Des résultats qui pourraient s'expliquer par une production élevée d'œstrogènes.
C'est en étudiant la longueur des télomères de 75 femmes appartenant à deux communautés rurales du Guatemala, qu'une équipe de chercheurs de l'université Simon Fraser, proche de Vancouver, a découvert un lien entre le nombre d'enfants mis au monde et le vieillissement biologique.
Situés à l'extrémité des chromosomes, les télomères raccourcissent avec l'âge, l'inflammation et le stress. En clair, plus ces cellules sont longues, plus la personne a des chances de vivre longtemps. Pour évaluer leur longueur, les chercheurs ont prélevé des échantillons de salive des participantes, sur 13 ans d'intervalle.
Les œstrogènes, de puissants antioxydants
Selon leur étude (http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0146424), les télomères les plus longs ont été découverts chez les femmes qui avaient donné naissance au plus grand nombre d'enfants. Des conclusions qui ne manqueront pas de surprendre, car ils remettent en question l'idée assez répandue selon laquelle la maternité augmente le processus de vieillissement biologique.
Pour expliquer ces résultats, les chercheurs avancent plusieurs explications. D'abord, l'important soutien de la communauté, famille et amis, qui pourrait permettre au corps des femmes de concentrer plus d'énergie à protéger les tissus cellulaires. Ensuite, la production en grande quantité d'œstrogènes pendant la grossesse, cette hormone ayant un effet antioxydant sur le corps.
Avec AFP-Relaxnews