
Anesthésistes, généralistes, urgentistes, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers… Quelque 1 200 professionnels de la santé venus de toute la France et de pays européens sont attendus début juin à Saint-Malo, selon Claude Virot, médecin psychiatre et directeur de l'institut Emergences, à Rennes, qui a formé environ 5 000 professionnels depuis 2001.
L'hypnose fait l’objet d'une «demande de plus en plus importante», affirme l’organisateur de l’événement, qui en est à sa septième édition. Elle permet, selon lui, d'«augmenter le potentiel thérapeutique» des professionnels. Cette discipline est désormais bien implantée dans le monde de la santé. De plus en plus courante dans le traitement de la dépression, des troubles du sommeil, mais aussi en anesthésie dans les blocs opératoires, elle est aussi utilisée dans les interventions d'urgence.
« Il y a plein de charlatans » en hypnose
La France compterait ainsi entre 12 000 à 15 000 professionnels formés à cette discipline dans des instituts dédiés. Il y en a autant qui sont sommairement formés dans des centres dits de «développement personnel», affirme Claude Virot. Le psychiatre déplore que, faute de réglementation, «n'importe qui peut accrocher une plaque et exercer». «Il y a plein de charlatans» en hypnose, ajoute-t-il.
Au congrès de Saint-Malo, une séance aura d'ailleurs pour thème «l'hypnose et la loi» dans un contexte de «multiplication de l'offre par des professionnels de santé et des non-profesionnels». Les questions du «burn-out» chez les professionnels de la santé ou de l’intérêt médico-économique de l’hypnosédation seront aussi abordées.
Avec l’AFP.