
Un nombre record de 4,6 millions de réponses, en provenance des 28 Etats membres, ont été enregistrées au cours d’une consultation publique, qui s'est tenue du 4 juillet au 16 août. Selon des résultats préliminaires, 84% des répondants, qui se sont exprimés via un questionnaire en ligne, sont favorables à la fin du changement d'heure.
«Nous allons maintenant agir en conséquence et préparer une proposition législative pour le Parlement européen et le Conseil (qui représente les Etats membres), qui décideront ensuite ensemble», a précisé la commissaire européenne chargée des Transports, Violetta Bulc, dans un communiqué.
Concrètement, la Commission ne va pas proposer de rester à l'heure d'été, mais uniquement de supprimer les deux changements d'heure annuels, a ensuite précisé un porte-parole de l'institution, Alexander Winterstein. Les Etats membres seront libres de rester soit à l'heure d'été, soit à l'heure d'hiver, puisque cela est de leur compétence, a poursuivi le porte-parole.
Des rythmes biologiques perturbés
Le changement entre heure d'été et d'hiver, introduit en Europe à l'origine pour réaliser des économies d'énergie, suscitait de vives oppositions depuis des années. «De nombreuses études, si elles n'aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l'existence d'effets négatifs sur la santé des êtres humains» de ces décalages d'une heure, ont souligné les eurodéputés dans un communiqué.
Les détracteurs du changement d'heure réfutent notamment l'argument des économies d'énergie qui, avec les progrès technologiques, aurait perdu de sa pertinence. Ils dénoncent aussi des effets négatifs sur la santé (perturbation des rythmes biologiques, notamment chez les enfants et les
personnes âgées), l'environnement (accroissement en été de la pollution atmosphérique, les pics de circulation coïncidant avec l'ensoleillement maximum), le travail (métiers de plein air), voire les animaux d'élevage.
Avec l’AFP.