«Si le Nutri-Score était affiché, les parents écarteraient beaucoup des aliments industriels destinés aux enfants», estime l'UFC mardi dans un communiqué. En effet, selon l'association, «82% des consommateurs n'arrivent pas à lire le complexe tableau d'analyse nutritionnelle obligatoire. Or, «à rebours des recommandations officielles, trop d'industriels continuent à saturer leurs produits de sucres et de matières grasses», alors que le Nutri-Score permet «de faire comprendre en un clin d'œil leur mauvaise qualité nutritionnelle».

Selon l'UFC, concernant les céréales pour les petit déjeuner des enfants, «la majorité des produits du petit déjeuner écopent d'un D, soit le même score qu'un croissant au beurre». «Avec près d'un enfant sur cinq touché par l'obésité ou le surpoids, il est plus que jamais indispensable de faire toute la transparence sur la composition nutritionnelle des aliments», assure l'Association.
L’UFC appelle «l'opinion publique à se mobiliser en signant la pétition d'initiative citoyenne européenne www.pronutriscore.org». Lancée en mai par plusieurs associations de consommateurs européens pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-Score, celle-ci a rassemblé jusqu'ici environ 80 000 signatures.
Déjà en place en France depuis l'automne 2017, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle, ainsi qu'en Belgique et en Espagne, ce système d'étiquetage est basé sur cinq lettres (A, B, C, D et E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l'aliment.
Avec l’AFP.
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