Abonnement | Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

« Blue Monday » : le concept qui fleure bon le marketing gagne en notoriété

15/01/2020 | Sante et Bien-être | Georges Margossian

Manque de soleil, températures glaciales, journées trop courtes, arrêt des bonnes résolutions... Le jour «le plus déprimant de l’année», une idée venue d’outre-Manche, tombe ce lundi, et les Français commencent à y croire, selon un sondage. 

Affronter le «Blue Monday» en pleine forme ? Cette fois, les propositions ne manqueront pas. Le jour le plus déprimant de l'année, bien ancré dans les habitudes anglo-saxonnes, a lieu le troisième lundi de janvier et l’Hexagone, qui s’en tenait jusque-là à une banale déprime hivernale, ne sera visiblement pas pris au dépourvu. 

Selon un sondage réalisé par l'agence d'intérim Qapa, 68% des Français savent désormais ce qu’est le «Blue Monday», alors qu'ils n'étaient que 23% à en avoir entendu parler en 2018, rapporte l’agence Relaxnews. Parmi les personnes interrogées, 41% se disent influencées par ce «jour de déprime» (contre 31% en 2018), tandis que 45% évoquent une période éprouvante liée au climat politique et social particulier, qui a marqué la fin de l'année 2019. 

Il n’y a donc pas que le mois de janvier qui plombe énergie et projets. Le moral des ménages a baissé dès le mois de décembre et ce, pour la première fois depuis un an, révélait l’Insee la semaine dernière. Les Français se sont ainsi montrés plus pessimistes sur tous les indicateurs : leur situation financière future (-4 points), leur capacité d'épargne future (-4 points) et leur niveau de vie futur (-6 points). 

Un professeur de psychologie bien malheureux

Bref, un moral dans les chaussettes beaucoup plus bas qu’en 2018, quand une grande majorité des ménages se montraient «assez optimistes» (62%). En cette veille de «Blue Monday», l’humeur est donc bien à la morosité : seulement un tiers des Français prévoient que cette année sera meilleure que 2019 ou similaire, tandis que plus de 39% pensent qu'elle sera «bien pire», si l’on en croit le sondage Qapa. 

Bref, on ne peut rien contre la science, surtout si elle est aidée par des faits qui lui sont étrangers… Car, à l’origine, c’est un très sérieux psychologue de l’Université de Cardiff (Pays de Galles), le Pr Cliff Arnall, qui a évoqué, pour la première fois, la possibilité d’un «Blue Monday», dont la formule a été reprise dans une campagne de publicité de la compagnie Sky Travel. 

Ce même universitaire a aussi calculé le jour le plus heureux de l'année : il tomberait le troisième vendredi du mois de juin. Cette fois, c’est une marque de glace qui a trouvé son équation plutôt intéressante. Quant au Pr Arnall, s’il soutient encore que ce fameux jour de janvier est une date vraiment déprimante, c’est qu’il marque, pour lui, le début d’une bien funeste période : la fin de sa crédibilité scientifique. 

Sondage réalisé entre le 6 et 10 janvier 2020 auprès de 4,5 millions de candidats sur Qapa.

SUR LE MÊME SUJET

→ Instituts : comment aider à résister au Blue Monday ?

 

Le site www.professionbienetre.com et les newsletters en accès illimité.

Retrouvez l'actualité en continu du secteur de la beauté et du bien-être. Chaque matin, la newsletter quotidienne vous alerte des principaux faits de votre secteur.

>> Inscription à la newsletter gratuite