«Lors d’une intervention avec une anesthésie loco-régionale, la personne perçoit tout ce qu’il se passe, y compris les paroles des médecins et certains bruits parfois très désagréables», explique Cédric Roué, cité par le journal 20 Minutes. Ce médecin anesthésiste libéral, qui travaille à la clinique Lille Sud, est à l’origine de cette invention.
Son casque de réalité virtuelle permet aux patients de les soustraire à un environnement qui peut être particulièrement anxiogène pour eux. Une anesthésie loco-régionale consiste, en effet, à injecter un produit au voisinage d’un nerf ou de la moelle épinière, afin d’insensibiliser une région donnée du corps. La personne que l’on va opérer est donc parfaitement consciente de ce qui se passe autour d’elle.
Moins de consommation de médicaments
Grâce à cet appareil, des images et des sons apaisants détournent son attention, avec, également, des «séquences hypnotiques». «C’est un environnement très travaillé avec une musique douce, une fluidité de parole. Il y a même des images, comme des ballons qui se gonflent par exemple, pour se caler sur la fréquence respiratoire du patient et permettre de baisser son rythme cardiaque», poursuit le Dr Roué.
Pour obtenir des résultats, les vidéos «doivent respecter trois maîtres mots : immersion, imagination et distraction», poursuit le journal. «Nous avons un retour d’expérience sur 130 patients. On passe d’un niveau d’anxiété compris entre 5 et 6 [sur 10] sans le casque à un niveau entre 2 et 3 avec le casque», affirme le médecin, qui fait valoir un autre avantage : un moindre recours à la sédation médicamenteuse.