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Départ de Michèle Lamoureux, co-présidente de la CNAIB

17/11/2019 | juridique/beauté | Siska von Saxenburg

C’est une page de l’esthétique française qui se tourne. Après avoir été de tous les combats en faveur des esthéticiennes, Michèle Lamoureux, co-présidente de la CNAIB, a pris officiellement sa retraite ce dimanche. Retour sur quarante ans de carrière syndicale.

Elle aurait pu poursuivre une carrière scientifique. Quand Michèle Lamoureux entre dans la vie active, en 1953, munie d’un brevet professionnel de chimiste, l’esthétique est à peine un métier. Mais le secteur est à l’aube de grands changements. Cinq ans plus tôt, Isabelle Lancray a posé la première pierre, en fondant le Syndicat national des instituts de beauté (SNIB) : la filière commence à se professionnaliser.  

Après une dizaine d’années passées en laboratoire, la future syndicaliste passe un diplôme d’esthétique-cosmétique et ouvre un institut de beauté, où elle démarre son activité avec une seule cabine. Très vite, l’entreprise grandit et comptera sept cabines et trois salariées, tout en assurant la formation de dix apprenties. 

La structuration de la profession n’en est qu’à ses débuts et Michèle Lamoureux décide de s’impliquer davantage. En 1982, elle fonde la Fédération nationale des groupements d’esthétique cosmétique (FNGAEC) et met en place quarante syndicats départementaux. Après avoir obtenu trois siège à la commission nationale mixte des conventions collectives, elle siège depuis 1988 à la 19ème commission professionnelle consultative de l’Education nationale.  

La même année, elle crée une école d’esthétique, puis participe à la rénovation du CAP et du BTS, avant de fonder le Groupement de formation des esthéticiennes (GFEC). Récompensée par la médaille d’or de l’artisanat, elle obtient, en 1994, que les écoles privées d’esthétique restent dans la convention collective de l’esthétique-cosmétique. Pour renforcer leur visibilité, elle crée alors une fédération d’écoles, la FFE (Fédération française des écoles), qui deviendra la FIEPPEC (Fédération internationale d’enseignement de la parfumerie et de l’esthétique-cosmétique), en 1999. 

La loi de 1996 : un tournant dans la profession

Sa plus grande victoire ? La loi de 1996, qui impose une qualification professionnelle préalable à l’exercice de la profession d’esthéticienne. A partir de cette loi, nul ne peut exercer un acte esthétique s'il n'a pas au minimum un CAP ou 3 ans d'exercice de la profession sous contrôle effectif et permanent d'un titulaire au minimum du CAP.

En 2003, autre coup d’éclat : elle réalise la fusion entre sa propre fédération, la FNGAEC et la FFIB, (Fédération française des instituts de beauté), fondée par Isabelle Lancray en 1968, dans la foulée de l’association qu’elle avait créée en 1947. Cette réunion donne naissance à la CNAIB, telle que nous la connaissons aujourd’hui. De sa double origine, le syndicat a gardé la tradition d’avoir à sa tête deux co-présidentes. La première co-présidente, Monique Dufour, a été remplacée en 2007 par Monique Amoros. 

Forte de cette nouvelle organisation, Michèle Lamoureux obtient enfin la reprise des négociations collectives et la signature d’une grille des salaires conforme à ceux pratiqués dans les entreprises et participe à la rénovation du CAP, du BP et du BTS. 

 

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