
Qu’est-ce qu’un apprentissage «efficace et de qualité» ? C’est un dispositif qui «garantit non seulement l’acquisition de compétences spécifiques liées à l’emploi, mais aussi le développement personnel des apprentis», explique la Commission européenne dans un document qu’elle vient de rendre public.
Pour atteindre cet objectif, Bruxelles recommande quatorze critères clés, que chaque pays membre doit ensuite adapter selon ses exigences nationales ou sectorielles. Ces propositions portent sur la formation et les conditions de travail, mais aussi le cadre réglementaire, la participation des partenaires sociaux, le soutien aux entreprises, l’orientation professionnelle ou encore le suivi des diplômés.
La France réunit moins de 50% des critères
«Les programmes d’apprentissage s’avèrent particulièrement efficaces pour assurer l'accès des jeunes à la vie active après leur formation. Les chiffres montrent que de 60 à 70 % des apprentis décrochent un emploi dès la fin de leur apprentissage et, dans certains cas, cette proportion grimpe même à 90 %», explique Bruxelles.
Une étude réalisée au sein de l’Union européenne indique que la France fait partie des quatorze Etats membres qui réunissent aujourd’hui moins de 50 % des critères, avec la Belgique, la Bulgarie ou la Roumanie, contrairement à des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou le Royaume-Uni, qui satisfont à plus des deux tiers des critères.
Prochaine étape : la proposition a été transmise aux Etats membres, qui devront ensuite se mettre d’accord sur un texte final. L’agenda n’a pas été précisé.