
«L'utilisation médiatique des termes de ‘médecines alternatives et complémentaires’, concernant notamment l'homéopathie, entretient une ambiguïté qui est source de confusion», estime le Conseil national de l'Ordre. Dans une tribune publiée mi-mars dans le Figaro, un collectif de médecins, étudiants et professionnels de santé plaidait pour l'arrêt du remboursement par la Sécurité sociale.
Sans prendre position sur sa prise en charge par Sécurité sociale, l'Ordre dit clairement que l'homéopathie ne doit jamais être le premier remède proposé. «Tout médecin doit exercer la médecine conformément aux données acquises de la science, tant dans l'élaboration du diagnostic que dans la proposition d'un traitement», peut-on lire dans son communiqué.
«Le Conseil national réaffirme, en conséquence, que la prise en charge médicale d'un patient doit être conforme aux exigences de qualité et de sécurité des soins, voire de leur urgence. Le traitement préconisé par un médecin ne peut, en aucun cas, être alternatif aux données acquises de la science et à l'état de l'art», ajoute-t-il.
La France compte 5 000 médecins homéopathiques
Selon lui, si un traitement «peut comporter une prescription adjuvante ou complémentaire, médicamenteuse ou autre, que le médecin apprécie en conscience dans chaque situation, après avoir délivré au patient une information loyale, claire et appropriée», le code de la santé publique relatif à la déontologie médicale, quant à lui, «interdit de présenter comme salutaires et sans danger des prises en charge ou des thérapeutiques non éprouvées».
Par ailleurs, l’instance se dit favorable à la disparition de l’expression «médecin homéopathe» des plaques, souhaitant qu'elles ne mentionnent que des spécialités reconnues. La mention «homéopathie» reste autorisée en dessous, par exemple, de «médecin généraliste» ou «médecin cancérologue», précise l’Ordre. La France compte actuellement quelque 5 000 médecins homéopathiques.
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