
Le week-end dernier, l'association France Urbaine, qui rassemble les métropoles et grandes villes du pays, avait réclamé une réunion d'urgence à l'exécutif sur l'impact des manifestations des Gilets jaunes sur leurs commerces et leurs habitants, estimé à plusieurs millions d'euros. Lundi, le gouvernement a appelé les commerçants et artisans pénalisés par les manifestations des Gilets jaunes à se saisir des dispositifs d'aide existants, «encore trop peu utilisés», conviant leurs représentants à une réunion qui doit se tenir mercredi matin.
Dans un communiqué, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher rappellent les mesures mises en place depuis le 26 novembre, «et prolongées début janvier, jusqu'au 31 mars 2019» : étalement d'échéances sociales, remboursements accélérés de crédits d'impôts, possibilité de demander le chômage partiel, étalement de dettes ou facilités de trésorerie, «pour limiter les cas de défaillance d’entreprises».
Une enveloppe de 3 millions d’euros
Les deux secrétaires d’État soulignent qu'il s'agit d'un «dispositif inédit par son ampleur et dont l'efficacité est démontrée pour les entreprises y ayant eu recours». Ils disent aussi compter sur «les fédérations professionnelles et les chambres consulaires pour relayer auprès de leurs adhérents le dispositif mis en place».
Ils rappellent enfin qu’Édouard Philippe a annoncé, lors d’un déplacement à Bordeaux, le 1er février, qu’une enveloppe d'environ 3 millions d'euros «sera mobilisée pour soutenir des actions collectives ou des animations commerciales dans les villes les plus touchées». «Un appel à projet du gouvernement sera prochainement publié à cet effet», ajoute le communiqué.