Cette décision, précisée par plusieurs arrêtés en octobre et novembre, avait été annoncée le 9 juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique. Elle concerne quelque 1 200 produits homéopathiques, dont certains bien connus des Français, comme le Gelsemium (censé lutter contre l'anxiété). Le célèbre Oscillococcinum (supposé traiter les symptômes grippaux), quant à lui, ne figure pas dans la liste : il fait partie des produits homéopathiques qui, avant même cette décision, n'étaient déjà pas remboursés.
Pour trancher, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est appuyée sur un avis de la Haute autorité de santé (HAS)rendu fin juin. Cet organisme avait conclu que les produits homéopathiques n'avaient «pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d'un remboursement». La «période de transition» avant le déremboursement total permettra de «se laisser le temps de la pédagogie» auprès des patients et «laissera aussi le temps aux industriels de s'organiser», avait expliqué Agnès Buzyn en juillet.
Avec l’AFP.
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