Comme inscrit désormais dans la loi Pacte, leur durée a été réduite «à la demande des commerçants et des artisans pour que la période soit plus intense», a rappelé la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher. Ils se termineront donc le 4 février, sachant qu'ils ont débuté dès le 2 janvier dans certains départements limitrophes et en Outre-mer (voir plus bas), selon les dérogations traditionnelles.
Contrairement aux autres périodes de promotions commerciales (Ventes privées, Black Friday...), les soldes sont les seuls moments où les commerçants peuvent vendre à perte. C’est pourquoi, cette année encore, 80% des Français assurent qu'ils feront les soldes, pour un panier moyen de 193 euros, «un budget équivalent à celui de l'hiver dernier à 2 euros près», selon les résultats d'un sondage réalisé par l'institut Ifop pour le site de vente de chaussures Spartoo.
Malgré les grèves dans les transports, notamment parisiens, «58% des consommateurs français affirment que le contexte de mouvements sociaux actuel n'aura pas d'impact sur leurs achats, et 2% (y) consacreront même un budget plus élevé». Néanmoins, «20% des Français interrogés entendent renoncer aux soldes, un pourcentage qui reste élevé» et s'explique en bonne partie par la multiplication des périodes promotionnelles toute l'année et une tendance globale à la déconsommation.
«Même si cet évènement est désormais concurrencé et donc moins puissant - c'est pour cela qu'il fallait le réviser - il reste pour autant inscrit dans le calendrier de dépenses des Français», a déclaré à l'AFP Yves Marin, expert en distribution au sein du cabinet Bartle. Pour les commerçants, l'enjeu est effectivement de taille : «les soldes d'hiver et d'été représentent 30% des volumes des ventes annuelles dans l'habillement, c'est plus important que Noël», selon Yohann Petiot, le directeur général de l'Alliance du commerce.
«Nos adhérents sont (donc) très inquiets», ajoute-t-il, les tendances restant négatives ces jours-ci, avec des pertes d'activité importantes à Paris et dans les grandes villes, «de l'ordre de -25 à -30% en moyenne». A Paris, selon Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, la Fédération du commerce spécialisé qui représente 260 enseignes, «on était (plutôt) sur des baisses de chiffre d'affaires de 18% en moyenne au 29 décembre».
Des dates différentes à l’Est et en Outre-mer
Comme chaque année, certains départements bénéficient de dérogations. En Meurthe-et-Moselle, dans la Meuse, en Moselle et dans les Vosges, les soldes d'hiver ont été avancées d'une semaine par rapport à la période nationale : du jeudi 2 janvier au mercredi 29 janvier inclus.
Les départements d'Outre-mer ont aussi des dates différentes : du mercredi 1er janvier au mardi 28 janvier pour la Guyane, du samedi 4 janvier au vendredi 31 janvier pour la Guadeloupe, du mercredi 22 janvier au mardi 18 février pour Saint-Pierre-et-Miquelon et du samedi 2 mai au vendredi 29 mai pour Saint-Martin/Saint-Barthélemy.
Enfin, un petit rappel : pour les ventes en ligne ou à distance (e-commerce), les dates des soldes sont alignées sur les dates nationales du commerce traditionnel, quel que soit le lieu du siège de l'entreprise.
Avec l’AFP.