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Kératose solaire : l’ANSM met en garde contre l’utilisation du gel Picato

20/01/2020 | SOCIAL & JURIDIQUE | La rédaction de Profession bien-être

 

Ce produit destiné à traiter des lésions de la peau dues à un excès de soleil a été suspendu vendredi par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). En cause, un risque potentiel de cancer sur la zone où il a été appliqué.

La Commission européenne a, en effet, décidé sur recommandation de l’agence européenne des médicaments (EMA) de suspendre l'autorisation de mise sur le marché européen du médicament Picato (mébutate d'ingénol), dans l'attente des conclusions de sa réévaluation. 

«Il s'agit d'un traitement court, deux à trois jours, et l'arrêter n'a pas de conséquence. Il existe d'autres traitements locaux à mettre sur la peau (le 5-FU et l'imiquinod)» en crème, indique à l'AFP Alban Dhanani, directeur des médicaments en dermatologie à l'ANSM. Ceux qui l'ont utilisé dans le passé n'ont pas à s'inquiéter, selon lui. Ces lésions nécessitent de consulter régulièrement son dermatologue ou son généraliste une fois par an.

La kératose solaire ou kératose actinique se traduit par une ou plusieurs lésions croûteuses un peu rougeâtres, rugueuses au toucher et situées principalement dans sur les parties du corps exposées au soleil (visage, cuir chevelu ou crâne dégarni, bras, mains...). «Elles apparaissent essentiellement chez les plus de 60 ans», précise Alban Dhanani.

« Une suspension par précaution »

La décision européenne fait suite à la «réévaluation en cours du rapport bénéfice/risque de ce médicament, engagée au mois de septembre 2019 sur le risque potentiel de cancer cutané dans la zone traitée par ce médicament». «Plusieurs études ont montré qu'avec le Picato, on a un nombre de cancers cutanés supérieur à celui observés avec les traitements alternatifs qui apparaissent plus efficaces», explique le directeur. 

C'est une suspension par précaution au regard d'un sur-risque de cancer (carcinome épidermoïde) très bien pris en charge, ajoute-t-il. La kératose actinique nécessite un contrôle dermatologique régulier, car elle peut elle-même être à l'origine de cancer cutané. Ces lésions qui peuvent être un signe précurseur de cancer de la peau, évoluent très lentement et sont sans gravité à condition d'être dépistées et traitées rapidement, souligne l'agence sanitaire.

Avec l’AFP. 

 

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