«Ce nouveau Prêt Tourisme est fait pour prendre du risque, là où les banques traditionnelles» ne s'aventurent pas toujours, a expliqué Anne Guérin, directrice exécutive en charge du financement et du réseau Bpifrance, le 20 janvier, lors d’un point presse. «C'est un prêt qui a une durée longue et qui est sans garantie, donc l'entreprise n'a pas à donner de caution», a-t-elle précisé.
Avec 2,4 milliards investis en 2018 dans quelque 14 000 entreprises en lien avec le tourisme, Bpifrance n'est pas novice dans le secteur, mais «il y a de nouveaux besoins qui émergent, dans le numérique par exemple. Et de petites structures, comme des campings municipaux, ont aussi besoin d'investir et les banques peuvent être hésitantes», a ajouté Anne Guérin.
Un différé de6 à 24 mois
D'un montant compris entre 30 000 et 1 million d'euros, sur une durée de dix ans maximum, ce prêt bénéficie d'un différé de remboursement en capital de 6 à 24 mois, en fonction de la maturité du projet. «Il intervient en co-financement d'un crédit bancaire ou participatif, ou d'une levée de fonds d'un montant au moins équivalent», indique la banque publique d'investissement dans son communiqué.
Ce prêt «finance tout autant l'extension, la modernisation, la mise aux normes et la transformation notamment numérique des activités traditionnelles du secteur, que l'émergence d'activités nouvelles, favorisant notamment le tourisme éco-responsable», détaille Bpifrance. De son côté, la Banque des Territoires (Caisse des dépôts) «apporte son soutien» à ce nouveau prêt, et rappelle qu'elle agit pour sa part principalement «sur les équipements, tels les ports de plaisance, les parcs à thème, le thermalisme ou les équipement sportifs».
Avec l’AFP.