Cette nouvelle organisation professionnelle, affiliée à Confédération des petites et moyennes entreprises de Polynésie française (CPME), regroupe des représentants des deux secteurs, l’esthétique et la coiffure. «Cela permettra à nos professions de pouvoir défendre (…) l’intérêt de nos métiers, mais surtout, aussi, proposer des choses dans le cadre de la formation, de la concurrence», a déclaré au micro de France TV Polynésie Léo Malais, son président, une figure locale de la région, à la fois chanteur et artisan, propriétaire de plusieurs salons de coiffure.
Mais la question la plus urgente, semble-t-il, reste la formation des jeunes, si l’on en croit les propos rapportés par Tahiti Infos. Selon le journal local, les professionnels de l'esthétique et de la coiffure «souhaitent un dispositif permettant d'acter l'obligation pour les jeunes coiffeurs et esthéticiens de travailler pendant un an dans le salon qui les a formés».
https://www.tahiti-infos.com/Un-syndicat-pour-les-coiffeurs_a188402.html
«Le lycée professionnel de Mahina propose une formation en coiffure et esthétique à une vingtaine d'élèves sélectionnés. Mais on ne sait pas sous quels critères ils sont sélectionnés. Parfois, on place les élèves dans cette filière par défaut, sans qu'ils aient une réelle passion, et ces personnes prennent la place de lycéens vraiment motivés», regrette, de son côté, Léo Malais, qui estime que les jeunes «ne sont pas opérationnels» à leur arrivée dans le monde professionnel.
Inciter les coiffeurs à former les jeunes
Le syndicat souhaite donc pouvoir négocier un dispositif qui permette d’inciter les coiffeurs à s’investir dans leur formation et, pour cela, il est nécessaire de pouvoir les garder pendant au moins un an dans les salons, selon lui, afin qu’ils ne se précipitent pas tout de suite chez les concurrents après avoir été formés…
Il «existe des mécanismes juridiques qui permettent de le faire, mais ça se fera par le biais d'une discussion avec les autorités compétentes (…) Ça peut passer par une mention sur le contrat de travail ou par un accord de branche», assure, pour sa part, Cyrille Dubois, délégué général de la CPME.