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Tatouage : plus de 4 000 substances dans le collimateur de l’Union européenne

2/02/2020 | SOCIAL & JURIDIQUE | Nicolas Desaje

L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) propose de restreindre plus de 4 000 substances dans les encres de tatouage et le maquillage permanent. Les professionnels du secteur estiment qu’une telle interdiction mettrait en péril leur activité.

Saisie par la Commission européenne, l'Echa a été chargée d’évaluer la sécurité des pigments utilisés dans les encres de tatouage, notamment les substances considérées comme cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. «Il n’existe pas de législation spécifique à l’échelle de l’UE, mais sept États membres ont élaboré leurs propres lois en s’inspirant de la résolution du Conseil de l’Europe sur les exigences et les critères d’innocuité des tatouages et des maquillages permanents (2008) ou de la résolution précédente (2003)», souligne l’agence sur son site. 

Pour harmoniser la législation au niveau de l’UE, l’Echa «ne propose pas d'interdire les tatouages, ni toutes les couleurs de tatouage vertes et bleues», mais de restreindre plus de 4 000 substances, précise-t-elle dans un communiqué. Son avis a été soumis en juin 2019 à la Commission européenne, qui devrait en discuter avec les États membres ce mois-ci. 

Sa proposition porte, en particulier, sur les pigments «Blue 15» et «Green 7», pour lesquels l’agence recommande une période transitoire de deux ans avant de les interdire. «Cela permettrait aux formulateurs d'encre de trouver des alternatives plus sûres tout en garantissant la disponibilité des encres de tatouage vertes et bleues dans l'intervalle», estime-t-elle dans son communiqué. 

Une pétition en Allemagne

Une option qui suscite l’inquiétude des professionnels. «Les conséquences d'une telle interdiction seraient extrêmement graves pour tout le secteur du tatouage», déplore l’association Tatouage & Partage. Les clients «seraient alors contraints de se procurer ces couleurs depuis l'étranger et de s'approvisionner sur le marché noir», ajoute l’organisation dirigée par Stéphane Chaudesaigues.

En attendant la décision de Bruxelles, des «personnalités allemandes du monde du tatouage et des célébrités» ont décidé de lancer le 15 janvier une pétition. A ce jour, elle a déjà récolté plus de 125 000 signatures, soit plus du double du quorum nécessaire pour que le Bundestag (parlement d’outre-Rhin) se penche sur la question. 

 

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