Abonnement | Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

L’apprentissage devient de plus en plus attractif auprès des jeunes

4/02/2020 | SOCIAL & JURIDIQUE | La rédaction de Profession bien-être

Le nombre de jeunes entrés en apprentissage a fait un bond de 16 % au cours de l'année dernière, pour atteindre un nouveau record de 353 000. Le ministère du Travail note un redémarrage dans le secondaire (CAP et bac pro). 

Alors que cette hausse était tirée par l'enseignement supérieur ces dernières années, l'apprentissage, alternance entre formation théorique et pratique en Centre de formation d'apprentis, d'une part, et travail rémunéré en entreprise, d'autre part, «redémarre dans le secondaire [CAP – bac pro]» avec une hausse de 8 % des effectifs, indique le ministère. À la fin de l'année 2019, on comptait, au total, 485 800 apprentis, contre 437 000 en 2018. 

L’an dernier, 70 949 jeunes ont formulé des vœux en faveur d'un apprentissage sur Affelnet (plateforme d'orientation en fin de 3e), soit une augmentation supérieure à 40 % en deux ans. Le nombre d'apprentis a augmenté de 37 % chez les Compagnons du devoir, de 15 % dans les Maisons familiales rurales (MFR) et de 3 % dans les Chambres des métiers et de l'artisanat qui forment 140 000 jeunes dans 250 métiers. 

Toujours en 2019, le ministère a enregistré 554 demandes d’ouvertures de CFA, dont 200 sont déjà réalisées et viennent s’ajouter aux 965 CFA existant avant la réforme. Ces demandes émanent de branches professionnelles, de collectivités, d'organismes de formation mais aussi d'entreprises (Accor, Adecco, Safran, Nicollin, etc.). Par secteur, le nombre d'apprentis a progressé de 13 % dans le BTP et de 11 % dans l'industrie notamment.

Depuis la réforme de la formation professionnelle de septembre 2018, les CFA peuvent ouvrir sans devoir obtenir l’autorisation des régions. Par ailleurs, ils ne sont plus financés depuis le 1er janvier par les régions mais par l'intermédiaire des branches et en fonction du nombre de jeunes sous contrat.

Le bras de fer avec les régions se poursuit

Dès lors qu'un jeune et une entreprise signent un contrat d'apprentissage, le CFA est assuré d'avoir le financement de la formation, grâce au dispositif du «coût contrat». L'entrée en CFA a été assouplie pour les jeunes (limite d'âge repoussée de 26 à 30 ans, possibilité d'entrer en cours d'année) et leurs conditions d’emploi améliorées (aide de 500 euros pour passer le permis de conduire notamment), tout en les rendant plus flexibles, avec la dérogation de la durée de travail des mineurs ou la fin du recours obligatoire aux prud'hommes en cas de rupture du contrat. 

«L’apprentissage dans l’artisanat retrouve ainsi un niveau jamais atteint depuis 2013 grâce aux premiers effets de la loi Choisir son avenir professionnel, qui offre depuis un an la possibilité de s’inscrire tout au long de l’année et ouvre la voie de l’emploi à des jeunes en reconversion, jusqu’à 30 ans», s’est félicité la chambre des métiers de l'artisanat (CMA) dans un communiqué. 

De leur côté, les régions ont dénoncé mardi «les mensonges» de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui, selon elles, s'approprie les bons résultats de l'apprentissage. «La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine !», écrit Régions de France dans un communiqué, rappelant avoir «financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années».

 

SUR LE MÊME SUJET

→ Formation : le gouvernement dévoile la nouvelle marque de certification

→ Apprentissage : les nouvelles obligations des CFA précisées dans un décret

 

Le site www.professionbienetre.com et les newsletters en accès illimité.

Retrouvez l'actualité en continu du secteur de la beauté et du bien-être. Chaque matin, la newsletter quotidienne vous alerte des principaux faits de votre secteur.

>> Inscription à la newsletter gratuite