- Siska von Saxenburg
Lyse adipocytaire : la CNAIB invite les esthéticiennes à la prudence
Après la suspension de l'exécution du décret du 11 avril par le Conseil d'Etat, le 17 juin, la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté (CNAIB) rappelle aux esthéticiennes que « rien n'est gagné définitivement sur le fond », dans un communiqué qu'elle vient de publier.





Rebondissement dans le feuilleton qui a suivi la publication du décret du 11 avril interdisant les techniques de lyse adipocytaire en pleine saison « anti-cellulite » : le Conseil d'Etat a suspendu vendredi dernier ce texte de loi qui sème le trouble depuis deux mois parmi les professionnels de l'esthétique et les médecins à exercice particulier.
Dans une lettre ouverte au ministère de la santé, l'Union nationale des médecins à exercice particulier (UNAMEP), membre de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), demande l'annulation du décret interdisant les techniques d'amincissement dites de lyse adipocytaire.
En France, le spa n'existe pas pour l'INSEE. Pour mesurer son poids économique, il faut piocher dans l'une et l'autre des catégories suivantes : « soins de beauté », « autres soins corporels », « activités thermales et de thalassothérapie » ou « commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté ».
Le 3 mai dernier, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture, par 236 votes contre 222, la proposition de loi du député Yvan Lachaud (Nouveau Centre) visant à interdire les parabènes, les phtalates et les alkylphénols.
Considérées comme une alternative à la liposuccion chirurgicale, les techniques de lipolyse (destruction des cellules graisseuses utilisée pour affiner la silhouette) sont désormais interdites depuis la publication d'un décret au Journal officiel du 12 avril 2011.

