Lisa Butler irise le nude

Les shows Isabel Marant nous avaient habitués à une certaine idée make-up de la Parisienne : un teint naturel, très peu de maquillage et une bonne dose de décontraction. La maquilleuse Lisa Butler rompt la tradition. En parsemant des minuscules paillettes des tempes aux pommettes, elle sacrifie à la tendance du glitter, normalement considérée comme un faux-pas pour le look de la Parisienne. La make-up artist le dépose au doigt et en petite quantité, dans une nuance pêche neutre, de façon à ne scintiller qu’à la lumière.
Peter Philips tempère le glitter

Directeur de la création maquillage chez Dior depuis mars 2014, le discret Peter Philips n’hésite pas à exercer ses talents sur d’autres shows. Pour la présentation Dries Van Noten, il crée un teint naturel et pâle, atténue les sourcils, mais attire l’attention sur le regard en l’encadrant d’un semis de paillettes roses. Tout est ici dans l’application des paillettes au doigt, en gardant la mesure pour ne pas tomber dans l’effet disco.
Val Garland joue le monochrome

Pour le défilé Balmain, Olivier Rousteing, directeur de la création, avait donné une seule consigne à la make-up artist Val Garland : faire ce qu’il faut pour que chaque top se sente belle. Pour la talentueuse maquilleuse, rien ne vaut la simplicité. La perfection passe par un teint parfait et des sourcils soigneusement travaillés.
Certains tops ont bénéficié d’un «eyeliner invisible», à savoir de minuscules touches de liner noir entre les cils, une discrète mise en valeur du regard, pour accompagner les queues de cheval basses réalisées par Sam McKnight. Sa botte secrète reste cependant le dernier rouge à lèvres L’Oréal, la référence 352 Beauty Guru, qu’elle applique au doigt sur les lèvres et les pommettes, pour obtenir une teinte à la fois rose et abricot.
Janeen Whiterspoon ose le néon

Pourquoi utiliser un anticerne quand un arc de lumière LED peut faire l’affaire ? C’est la réflexion de la make-up artist Janeen Whiterspoon durant le show Marine Serre. Elle a utilisé de fines bandes LED ultraviolettes et vert laser pour illuminer à la fois le visage des tops et créer un effet d’éclairage sur le défilé qui se déroulait à l’Aquaboulevard.
Une inspiration très futuriste, que la maquilleuse a aussi insufflée dans un respirateur écossais, étonnement pratique pour discipliner les queues de cheval créées par James Pecis. La collection comportait même une combinaison allant de la pointe des orteils au haut du crâne. Une tenue se passant de maquillage, forcément.
Peter Philips réinterprète Betty Boop
Discret sur le défilé Dries van Noten, le maquilleur belge Peter Philips s’est lâché sur le show Dior. Inspiré par le style avant-gardiste de Londres à la fin des années 50, relevé d’une touche punk. Il a noirci au liner mat toute la paupière mobile et dessiné, toujours au liner, des rectangles allongés sous la paupière inférieure. Une réinterprétation très arty du style Twiggy très swinging London !
Le sourcil reste naturel, mais les cils sont recourbés et chargés en mascara. Le tout, de façon un peu imparfaite, pour renforcer le côté rock. A l’inverse, les lèvres restent à peine colorées d’une touche de la teinte Mirage, dernier ajout de la collection Dior Addict Stellar Shine.