Pour le show Marc Jacobs printemps-été 2020 qui clôturait mercredi dernier les défilés, Guido Palau n'a pas fait dans la demi-mesure. Il a créé pour l'occasion soixante types de coiffures différentes, une véritable encyclopédie vivante de la coiffure ! Le tout, inspiré par les sixties, les seventies et les eighties, des décennies phares du look.
Pourquoi une telle débauche de styles différents ? Pour le coiffeur vedette, il s'agissait de coller à la conception de la beauté du couturier, car, selon lui, il n'existe pas de beauté absolue. Il s'agit désormais de décider à quel modèle on veut adhérer. Le défilé devient ainsi une interprétation idéalisée de la vie réelle...
A l'époque de Marylin Monroe, il fallait le brushing idéal et des lèvres rouges parfaites. Ce n'est plus le cas. La vérité réside dans la diversité, martèlent les créateurs. C'est le «street style» qui revient sur le podium : chaque indivIdu est différent. Et c'était le cas à New York !
Du half-hawk Rockabilly aux longueurs bouclées de Gigi Hadid, tout le show a été un festival de cheveux gaufrés, bouclés, lissés, plaqués, courts ou longs, à demi cachés par des capelines, des bonnets ou chapeaux, grande tendance de la saison prochaine. L'artiste va même jusqu'à ressusciter la coupe au bol. Graphique, vintage ou rock, elle est déjà adoptée par quelques célébrités comme Charlize Theron.
Côté maquillage, Pat McGrath a choisi de réinterpréter le maquillage de Jane Fonda dans «Klute». Et elle s'est amusée, elle aussi, à utiliser les 82 produits de Marc Jacobs Beauty, en misant tantôt sur le minimalisme, tantôt le romantisme, non sans audace ! 
Glitter sur les paupières et les joues, lèvres pailletées, liners graphiques, cils redessinés à la Twiggy... «Peur de rien», tel sonnait le mantra du défilé.
Avec, au final, une touche d'autodérision : le look Marylin, certes, mais arboré par un garçon, le mannequin très instagramé, Joel Wolfe.