
«Aujourd’hui, moins de 20 % des stations thermales en France ont une gestion exclusivement publique et ce sont celles qui ont les moins bons résultats. Est-ce qu’il y a une corrélation ? Je n’en sais rien, mais on peut se poser la question», s’inquiète Dominique Ferrandon, cité par La Montagne. Le nouveau directeur, qui chapeautait auparavant les Bains du Rocher, à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, a été nommé à la tête de l’établissement en octobre.
L’an dernier, les Thermes de Royat ont accueilli moins de 8 000 curistes, soit 600 personnes de moins qu’en 2017, fragilisant davantage l’équilibre financier du centre. Pour redresser les comptes, plusieurs options sont actuellement à l’étude, dont un recentrage des activitéssur les points forts de la station : la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles.
« D’ici fin 2019, début 2020 »
Mais selon La Montagne, il ne s’agira pas seulement d’une nouvelle stratégie commerciale. Un partenariat public-privé est aussi envisagé. «Pour le moment, on sait qu’il faut sortir de la régie municipale à l’horizon fin 2019, mais on ne sait ni comment ni avec qui», reconnaît Dominique Ferrandon, rapporte le journal, qui indique que l’information a été confirmée par le maire de Royat, Marcel Aledo.
« Nous travaillons à sortir de la régie municipale d’ici fin 2019, début 2020. C’est un montage compliqué mais nous nous orientons vers une délégation de service public», a-t-il déclaré à nos confrères, tout en leur assurant qu’il ne s’agit pas «de vendre les thermes, que ce soit les bâtiments ou les sources». L’établissement compte 24 salariés permanents et jusqu’à 120 en pleine saison.
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