Nouvelle passe d’arme, la semaine dernière, au conseil municipal de Villefranche-sur-Mer. Le projet retenu par la municipalité, en mars 2017, prévoit, sur une ancienne friche GDF, la construction d’un hôtel 4 étoiles de 120 chambres, sous l’enseigne Crowne Plaza, un restaurant de 150 couverts, un centre de conférence et un centre de thalassothérapie (1 600 m2 de surface de plancher), exploité par le groupe Relais Thalasso.
Le projet comporte aussi huit «Suites Relais», deux bassins intérieurs à eau de mer, un espace fitness, un spa et des cabines de soins esthétiques. Pour réaliser ce projet, deux promoteurs ont été choisis à l’issu d’un appel d’offres : Spie Batignolles Immobilier et Atao Promotion, qui ont déjà déposé les demandes d'autorisation administratives.
Des « changements dans les promesses de vente »
Problème : l’opposition municipale, sous la houlette de Jean-Pierre Mangiapan, a saisi il y a deux ans le tribunal administratif «en vue de l’annulation des délibérations ayant trait à la vente», rappelle Nice-Matin. «L’audience de cette affaire a eu lieu en début de semaine ‘et le rapporteur public a rejeté toutes les demandes’. Le délibéré sera rendu le mardi 31 décembre ‘et nous sommes très confiants’, a ajouté le maire», rapporte le journal.
Parmi les motifs de désaccord, soulevés par l’opposition municipale, des changements dans les promesses de vente signées en janvier 2018 entre la commune et la SCI Villefranche-Général-de-Gaulle, expirant au 31 décembre, ainsi que le prix de certains travaux revus à la hausse, notamment ceux prévus pour la dépollution du terrain, qui passent de 800 000 euros à 1,7 million d’euros.
«Toutes ces augmentations seront supportées par le constructeur», a répondu le maire, cité par Nice-Matin. Réponse, donc, à la fin du mois, à moins que la décision du tribunal administratif ne fasse l’objet d’un appel…
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